AG copropriété : préparation, déroulement et votes

Dans cet article

  • L’assemblée générale de copropriété doit se tenir au moins une fois par an, dans les 6 mois suivant la clôture de l’exercice comptable
  • La convocation doit être envoyée par lettre recommandée au minimum 21 jours avant la date de l’AG
  • Chaque copropriétaire dispose d’un nombre de voix proportionnel à ses tantièmes de copropriété
  • Les décisions sont votées selon 4 règles de majorité différentes (articles 24, 25, 26 et unanimité)
  • Un copropriétaire absent peut se faire représenter, mais un mandataire ne peut détenir plus de 3 pouvoirs sauf exceptions
  • Toute décision adoptée peut être contestée dans un délai de 2 mois après notification du procès-verbal

En tant qu’agente immobilière dans le Morbihan depuis 2008, j’accompagne régulièrement des copropriétaires qui se sentent perdus face à l’assemblée générale de copropriété. Je les comprends : entre les règles de convocation, les différentes majorités de vote et les délais de contestation, l’AG peut sembler intimidante. Pourtant, c’est le moment clé où se prennent toutes les décisions qui impactent votre quotidien et la valeur de votre bien. Je vous propose dans cet article un guide complet pour comprendre, préparer et participer efficacement à votre prochaine AG copropriété.

Quel est le rôle d’une AG de copropriété ?

L’assemblée générale est l’organe décisionnel suprême de la copropriété. C’est le seul lieu où les copropriétaires peuvent collectivement prendre des décisions engageant l’ensemble de l’immeuble. Sans AG, aucune dépense importante ne peut être engagée, aucun travaux voté, aucun syndic désigné.

Concrètement, l’AG remplit plusieurs fonctions essentielles :

  • Approuver les comptes de l’exercice écoulé et voter le budget prévisionnel
  • Élire ou renouveler le syndic et le conseil syndical
  • Décider des travaux d’entretien, de rénovation ou d’amélioration des parties communes
  • Modifier le règlement de copropriété si nécessaire
  • Autoriser certains copropriétaires à réaliser des travaux affectant les parties communes
  • Statuer sur toute question inscrite à l’ordre du jour

Je constate dans ma pratique que beaucoup de copropriétaires sous-estiment l’importance de l’AG. Or, les décisions qui y sont prises influencent directement la valeur de votre patrimoine. Un vote sur des travaux d’isolation peut faire grimper la valeur de votre lot de plusieurs milliers d’euros. À l’inverse, des travaux reportés année après année finissent par dégrader l’immeuble et faire baisser les prix. Si vous souhaitez approfondir le cadre juridique global, je vous invite à consulter mon article sur la loi copropriété et vos droits en 2026.

La convocation officielle doit parvenir aux copropriétaires au moins 21 jours avant l'AG
La convocation officielle doit parvenir aux copropriétaires au moins 21 jours avant l’AG

Quand doit avoir lieu l’AG d’une copropriété ?

L’assemblée générale ordinaire doit se réunir au moins une fois par an. C’est une obligation légale inscrite dans la loi du 10 juillet 1965 relative au statut de la copropriété. En pratique, elle se tient généralement dans les 6 mois suivant la clôture de l’exercice comptable, même si aucun texte ne fixe ce délai de manière absolue.

Le règlement de copropriété peut toutefois préciser une période préférentielle. Par exemple, si l’exercice comptable se clôture au 31 décembre, l’AG se tiendra habituellement entre mars et juin de l’année suivante.

Quel délai entre 2 AG ? Il n’existe pas de délai minimum légal entre deux assemblées générales. Cependant, il ne doit pas s’écouler plus de 12 mois entre deux AG ordinaires. En revanche, des AG extraordinaires peuvent être convoquées à tout moment en cours d’année pour traiter de sujets urgents : sinistre majeur, remplacement d’un syndic défaillant ou travaux d’urgence.

Sur le terrain, dans les copropriétés du Morbihan que je connais bien, je remarque que la période de mars à mai est la plus courante pour les AG annuelles. C’est un moment stratégique car il permet de voter les travaux d’été et de préparer le budget de l’année suivante.

Convocation de l’AG : règles et délais à respecter

La convocation est une étape cruciale. Si elle n’est pas conforme, les décisions de l’AG peuvent être annulées par le tribunal. Voici les règles incontournables à connaître.

Le délai de convocation

Depuis le décret du 27 juin 2019, la convocation doit parvenir aux copropriétaires au minimum 21 jours avant la date de l’AG. Ce délai court à compter du lendemain de la première présentation de la lettre recommandée. C’est le syndic qui est responsable de l’envoi dans les temps. Si vous ne recevez pas votre convocation dans ce délai, signalez-le immédiatement au syndic ou au conseil syndical.

Le contenu obligatoire de la convocation

La convocation doit obligatoirement mentionner :

  • La date, l’heure et le lieu de l’assemblée
  • L’ordre du jour détaillé avec toutes les questions soumises au vote
  • Les projets de résolution pour chaque point à voter
  • Les documents annexes nécessaires (devis pour travaux, contrats, comptes, budget prévisionnel)
  • Un formulaire de pouvoir pour les copropriétaires qui ne peuvent pas assister à l’AG

J’insiste particulièrement sur l’ordre du jour : seules les questions inscrites peuvent être votées. Si vous souhaitez soumettre une résolution, vous devez l’adresser au syndic par lettre recommandée suffisamment tôt pour qu’elle figure dans la convocation. Cette notification est encadrée par l’article 10 du décret du 17 mars 1967.

Les modes d’envoi autorisés

La convocation peut être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception, par voie électronique (si le copropriétaire a donné son accord préalable) ou par remise en main propre contre émargement. Depuis la loi ELAN de 2018, l’envoi dématérialisé gagne du terrain, mais il reste soumis à l’accord express de chaque copropriétaire.

Élément de la convocation Obligation légale Conséquence en cas de manquement
Délai de 21 jours minimum Obligatoire (décret 2019) Nullité possible de l’AG
Ordre du jour détaillé Obligatoire Annulation des résolutions concernées
Projets de résolution Obligatoire Annulation des résolutions concernées
Documents annexes (devis, comptes) Obligatoire selon les résolutions Annulation possible si information insuffisante
Formulaire de pouvoir Obligatoire Difficulté de représentation
Feuille de présence Obligatoire le jour de l’AG Nullité de l’AG

Comment se déroule une AG de copropriété ?

Le jour J, le déroulement suit un protocole précis que je détaille ici étape par étape.

L’émargement et la vérification du quorum

À leur arrivée, les copropriétaires signent la feuille de présence. Ce document mentionne l’identité de chaque participant, le nombre de voix dont il dispose et, le cas échéant, les pouvoirs reçus. Il n’existe pas de quorum minimal pour que l’AG puisse se tenir valablement en droit français de la copropriété. Autrement dit, même si seuls quelques copropriétaires sont présents ou représentés, l’AG peut délibérer.

Cependant, en pratique, le nombre de copropriétaires présents influe directement sur les majorités nécessaires pour voter certaines résolutions. Un taux de participation faible peut rendre impossible l’adoption de décisions importantes nécessitant la majorité absolue ou la double majorité.

Les copropriétaires votent à main levée lors de l'examen des résolutions en assemblée générale
Les copropriétaires votent à main levée lors de l’examen des résolutions en assemblée générale

L’élection du président de séance et du bureau

La première résolution concerne l’élection du président de séance. Ce rôle ne peut être tenu ni par le syndic ni par son conjoint. Le président de séance dirige les débats, veille au bon déroulement des votes et signe le procès-verbal. Un ou deux scrutateurs et un secrétaire de séance sont également désignés pour former le bureau.

L’examen des résolutions et les votes

Chaque question inscrite à l’ordre du jour est examinée dans l’ordre prévu. Le syndic ou le président de séance présente la résolution, puis les copropriétaires débattent avant de voter. Les votes se font en principe à main levée, sauf si un copropriétaire demande un vote à bulletin secret.

Pour chaque résolution, le secrétaire note le résultat du vote : adopté ou rejeté, avec le décompte des voix pour, contre et abstentions. Ce détail est fondamental car il détermine si la majorité requise est atteinte. Pour bien comprendre l’impact des décisions votées sur vos charges, je vous recommande de lire mon article sur les charges locatives de copropriété et leur calcul.

La durée d’une AG

La durée varie considérablement selon la taille de la copropriété et le nombre de résolutions à l’ordre du jour. Dans mon expérience, comptez entre 1h30 et 3h pour une copropriété de taille moyenne (10 à 30 lots). Les grandes copropriétés ou celles avec des sujets conflictuels peuvent durer bien plus longtemps. Je recommande toujours à mes clients de prévoir leur soirée entière pour ne pas être pressés par le temps.

Les règles de majorité pour les votes en AG

C’est sans doute le point le plus complexe et le plus important à maîtriser. La loi du 10 juillet 1965 prévoit quatre niveaux de majorité, chacun correspondant à un type de décision.

Majorité Définition Exemples de décisions
Article 24 (majorité simple) Majorité des voix des copropriétaires présents ou représentés Approbation des comptes, travaux d’entretien courant, renouvellement du syndic
Article 25 (majorité absolue) Majorité des voix de tous les copropriétaires (présents, représentés et absents) Travaux d’amélioration, autorisation de travaux privatifs affectant les parties communes, changement de syndic
Article 26 (double majorité) Majorité des 2/3 des voix de tous les copropriétaires Modification du règlement de copropriété (jouissance), actes d’acquisition ou de disposition
Unanimité Accord de 100 % des voix de tous les copropriétaires Aliénation de parties communes indispensables, suppression d’un service collectif, changement de destination de l’immeuble

La passerelle de l’article 25-1

Un mécanisme très utile existe lorsqu’une résolution soumise à la majorité absolue (article 25) n’est pas adoptée mais recueille au moins le tiers des voix de tous les copropriétaires. Dans ce cas, un second vote immédiat peut être organisé à la majorité simple de l’article 24. Cette passerelle permet de débloquer des situations où l’absentéisme empêche d’atteindre la majorité absolue.

Je vois régulièrement cette passerelle jouer un rôle décisif, notamment pour le changement de syndic. Les copropriétaires présents souhaitent le changement mais n’atteignent pas la majorité de l’article 25 à cause des absents : le second vote à l’article 24 sauve la situation.

Pouvoirs et représentation : se faire remplacer en AG

Vous ne pouvez pas assister à l’AG ? Pas de panique, la loi prévoit plusieurs solutions pour faire entendre votre voix malgré votre absence.

Le pouvoir de représentation

Vous pouvez confier un pouvoir à toute personne de votre choix, qu’elle soit copropriétaire ou non. Le formulaire de pouvoir, joint à la convocation, doit être rempli et signé. Vous pouvez donner des consignes de vote précises ou laisser votre mandataire voter selon son appréciation.

La limitation du nombre de pouvoirs

C’est un point essentiel que je clarifie souvent auprès de mes clients : un mandataire ne peut détenir plus de 3 pouvoirs, sauf si le total des voix dont il dispose (ses propres voix plus celles des mandants) n’excède pas 10 % des voix du syndicat. Au-delà de 3 pouvoirs, le mandataire peut en recevoir davantage à condition de respecter ce plafond de 10 %. Cette règle vise à éviter qu’une seule personne concentre trop de pouvoir décisionnel.

Le vote par correspondance

Depuis la loi du 22 novembre 2000 et les évolutions issues de l’ordonnance du 30 octobre 2019, les copropriétaires peuvent voter par correspondance en utilisant un formulaire spécifique. Ce vote est pris en compte comme si le copropriétaire était présent. Le formulaire doit être réceptionné par le syndic au plus tard 3 jours francs avant la date de l’AG. Cette option, encore peu utilisée, offre une alternative intéressante pour les copropriétaires éloignés.

En tant qu’agente immobilière à Quéven, je constate que la question des pouvoirs revient à chaque AG. Pour ceux qui investissent dans un bien locatif en copropriété, il est crucial de s’organiser pour être représenté. J’en parle d’ailleurs dans mon guide sur l’investissement immobilier neuf.

Donner un pouvoir de représentation permet de voter même en cas d'absence à l'assemblée générale
Donner un pouvoir de représentation permet de voter même en cas d’absence à l’assemblée générale

Après l’AG : procès-verbal et contestation des décisions

Le procès-verbal

Le procès-verbal (PV) est le document officiel qui retrace l’ensemble des décisions prises lors de l’AG. Il doit être notifié aux copropriétaires absents et opposants dans le mois suivant l’assemblée, par lettre recommandée avec accusé de réception. Le PV mentionne pour chaque résolution : le texte de la question, le résultat du vote et le décompte détaillé des voix.

Ce document a une valeur juridique considérable. C’est lui qui fait courir les délais de contestation et qui sert de preuve en cas de litige. Conservez-le précieusement ; il vous sera notamment utile lors de la vente de votre bien. Le certificat de copropriété qui accompagne toute transaction reprend d’ailleurs certaines informations issues des PV d’AG.

Quand une décision d’AG devient-elle définitive ?

Les copropriétaires opposants ou défaillants (absents non représentés) disposent d’un délai de 2 mois à compter de la notification du PV pour contester une décision devant le tribunal judiciaire. Passé ce délai, la décision devient définitive et s’impose à tous, y compris aux futurs acquéreurs.

Attention, la contestation ne suspend pas l’exécution de la décision, sauf si le juge ordonne un sursis. De plus, le copropriétaire qui conteste doit démontrer que la décision est irrégulière (vice de forme dans la convocation, majorité non atteinte) ou qu’elle constitue un abus de majorité. Je recommande vivement de consulter un avocat spécialisé avant d’engager une telle procédure, car les frais peuvent être élevés et le résultat incertain.

AG non tenue : quelles conséquences pour la copropriété ?

L’absence d’assemblée générale annuelle constitue une irrégularité grave dans la gestion de la copropriété. Si le syndic ne convoque pas l’AG, plusieurs conséquences en découlent :

  • Les comptes ne sont pas approuvés, ce qui bloque la régularisation des charges
  • Le budget prévisionnel n’est pas voté, compliquant la gestion financière
  • Le mandat du syndic peut expirer sans renouvellement, créant un vide juridique
  • Les travaux nécessaires ne peuvent être votés, entraînant une dégradation progressive de l’immeuble

Dans cette situation, tout copropriétaire peut mettre en demeure le syndic de convoquer l’AG. Si le syndic ne réagit pas dans les 8 jours, le président du conseil syndical peut prendre l’initiative de la convocation. En dernier recours, un copropriétaire peut saisir le tribunal judiciaire pour désigner un mandataire ad hoc chargé de convoquer l’assemblée.

J’ai vu ce cas de figure se produire dans une petite copropriété près de Lorient : le syndic bénévole ne convoquait plus l’AG depuis deux ans. Les copropriétaires ont dû passer par le tribunal, ce qui a engendré des frais et des retards. C’est pourquoi je conseille toujours à mes clients d’être vigilants sur ce point, surtout dans les petites copropriétés où la gestion est parfois moins rigoureuse.

Mes conseils pour bien préparer votre AG de copropriété

Après des années d’accompagnement de copropriétaires dans le Morbihan, voici les recommandations que je partage systématiquement avec mes clients :

1. Lisez attentivement la convocation dès réception. Ne la rangez pas dans un tiroir. Vérifiez l’ordre du jour, repérez les résolutions qui vous concernent et identifiez celles qui pourraient impacter la valeur de votre bien. Les travaux de rénovation énergétique, par exemple, sont un sujet majeur en 2026 ; j’en parle en détail dans mon article sur la rénovation de maison ancienne en Bretagne.

2. Étudiez les documents annexes. Les devis de travaux, les contrats de syndic proposés et les comptes de l’exercice doivent être analysés avant l’AG. Préparez vos questions et, si nécessaire, demandez des précisions au syndic avant la réunion.

3. Inscrivez vos résolutions à temps. Si vous souhaitez soumettre un sujet au vote, envoyez votre demande au syndic par lettre recommandée suffisamment tôt pour qu’elle soit intégrée à la convocation et envoyée dans le délai de 21 jours.

4. Si vous ne pouvez pas être présent, donnez votre pouvoir. Ne laissez pas votre voix se perdre. Choisissez un mandataire de confiance et, si possible, précisez vos consignes de vote sur les résolutions importantes.

5. Participez activement aux débats. L’AG n’est pas un simple exercice administratif. C’est le moment où vous pouvez influencer les décisions qui affectent votre cadre de vie et votre patrimoine. N’hésitez pas à poser des questions, à demander des clarifications et à exprimer vos positions.

6. Consultez les PV des AG précédentes. Ils vous permettent de comprendre les décisions passées, les travaux votés et les sujets récurrents. C’est un outil indispensable pour tout copropriétaire impliqué.

Enfin, si vous êtes en train d’acheter un bien en copropriété, sachez que les PV des trois dernières AG font partie des documents obligatoires à fournir lors de la vente. J’invite mes clients acquéreurs à les lire avec attention pour évaluer la santé financière de la copropriété et anticiper les charges à venir. Pour mieux estimer la valeur d’un bien, consultez mon guide pour estimer son bien immobilier dans le Morbihan.

À retenir

  • Vérifiez que votre convocation respecte le délai de 21 jours et contient un ordre du jour complet avec les projets de résolution
  • Identifiez la règle de majorité applicable à chaque résolution avant l’AG pour anticiper les chances d’adoption
  • Donnez un pouvoir avec consignes de vote si vous ne pouvez pas être présent plutôt que de laisser votre voix perdue
  • Conservez le procès-verbal et vérifiez sa conformité dans les 2 mois suivant sa réception pour préserver votre droit de contestation
  • En cas de non-convocation de l’AG, mettez en demeure le syndic par courrier recommandé sans attendre

Questions fréquentes


Quand doit avoir lieu l’AG d’une copropriété ?

L’assemblée générale ordinaire doit se tenir au moins une fois par an. Elle a généralement lieu dans les 6 mois suivant la clôture de l’exercice comptable. Le syndic est responsable de sa convocation. Si aucune AG n’est convoquée, tout copropriétaire peut mettre en demeure le syndic d’agir ou saisir le tribunal pour faire désigner un mandataire.

Quel est le rôle d’une AG de copropriété ?

L’AG est l’organe décisionnel de la copropriété. Elle vote les comptes, le budget prévisionnel, les travaux sur les parties communes, le renouvellement du syndic et du conseil syndical. Toute décision engageant la copropriété doit obligatoirement être adoptée en assemblée générale ; le syndic ne peut pas agir seul sur ces sujets.

Quel délai entre 2 AG de copropriété ?

Il n’y a pas de délai minimum entre deux AG, mais il ne doit pas s’écouler plus de 12 mois entre deux assemblées générales ordinaires. Des AG extraordinaires peuvent être convoquées à tout moment pour traiter de sujets urgents, sans condition de délai par rapport à l’AG ordinaire précédente.

Comment se déroule une AG de copropriété ?

Le déroulement suit un protocole précis : émargement sur la feuille de présence, élection du président de séance et du bureau, puis examen et vote de chaque résolution inscrite à l’ordre du jour. Les votes se font à main levée sauf demande de scrutin secret. Le secrétaire de séance consigne chaque décision dans le procès-verbal.

Combien de pouvoirs peut détenir un mandataire en AG de copropriété ?

Un mandataire peut recevoir au maximum 3 pouvoirs. Il peut en recevoir davantage uniquement si le total des voix qu’il détient (les siennes et celles de ses mandants) ne dépasse pas 10 % des voix totales du syndicat des copropriétaires. Cette limitation vise à éviter la concentration excessive du pouvoir de vote.

Peut-on contester une décision votée en AG de copropriété ?

Oui, les copropriétaires opposants ou absents non représentés peuvent contester une décision devant le tribunal judiciaire dans un délai de 2 mois après notification du procès-verbal. Il faut démontrer une irrégularité de forme (convocation non conforme, majorité non atteinte) ou un abus de majorité. La contestation ne suspend pas automatiquement l’exécution de la décision.

Quelle est la date limite pour convoquer une AG de copropriété ?

La convocation doit être envoyée au minimum 21 jours avant la date de l’AG, par lettre recommandée avec accusé de réception ou par voie électronique si le copropriétaire a donné son accord. L’AG annuelle doit se tenir dans les 6 mois suivant la clôture de l’exercice comptable, ce qui constitue une date limite implicite.


Marie Dufour
Marie Dufour

Marie Dufour est agente immobilière indépendante à Quéven depuis 2008. Spécialisée dans le marché résidentiel du Morbihan, elle accompagne acheteurs et vendeurs avec un regard terrain et sans discours d'agence.