Dans cet article
- Les frais de notaire représentent 7 à 8,5 % du prix pour un bien ancien en Bretagne et 2 à 3 % dans le neuf
- Les droits de mutation dans le Morbihan s’élèvent à 4,50 % du prix de vente, taux identique dans les quatre départements bretons
- Les émoluments du notaire sont réglementés par l’État et strictement identiques partout en France
- Une remise de 20 % maximum sur les émoluments est possible pour la tranche supérieure à 100 000 €
- Pour une maison à 250 000 € dans le Morbihan, comptez environ 18 500 à 19 500 € de frais d’acquisition
- Des exonérations partielles existent pour les primo-accédants achetant un logement neuf ou en VEFA
Sommaire
- Comprendre les frais de notaire : de quoi parle-t-on exactement ?
- Composition détaillée des frais d’acquisition immobilière
- Taux des droits de mutation dans les quatre départements bretons
- Calcul des frais de notaire : ancien vs neuf en Bretagne
- Simuler vos frais de notaire pour un achat dans le Morbihan
- Comment réduire vos frais de notaire : les leviers concrets
- Spécificités bretonnes et exonérations possibles
- Les erreurs fréquentes à éviter lors du calcul
- Intégrer les frais de notaire dans votre budget global d’achat
Quand mes clients me demandent combien ils doivent prévoir en plus du prix d’achat de leur futur bien, je constate souvent un flou autour des fameux « frais de notaire ». Depuis 2008, j’accompagne des acquéreurs à Quéven et dans tout le Morbihan, et je peux vous assurer que cette question revient systématiquement. Mal anticiper ces frais peut compromettre votre plan de financement ou vous obliger à revoir votre budget à la baisse au dernier moment. Dans ce guide, je vous explique précisément comment se calculent ces frais en Bretagne, quelles sont les spécificités régionales et comment les optimiser.
Comprendre les frais de notaire : de quoi parle-t-on exactement ?
Commençons par une précision importante : l’expression « frais de notaire » est trompeuse. En réalité, le notaire ne conserve qu’une petite partie de la somme que vous lui versez lors de la signature de l’acte authentique. L’essentiel, soit environ 80 % du total, correspond à des taxes collectées pour le compte de l’État et des collectivités locales.
Le terme juridique exact est « frais d’acquisition ». Ces frais se décomposent en trois grandes catégories que je vais détailler :
- Les droits de mutation (taxes départementales et communales)
- Les émoluments du notaire (sa rémunération proprement dite)
- Les débours et frais divers (documents d’urbanisme, cadastre, hypothèques)
Comme le précise le portail Service-Public.fr dans sa fiche sur les frais d’acquisition, ces frais varient principalement selon que le bien est ancien ou neuf, et selon le département où il se situe. En Bretagne, les quatre départements appliquent actuellement le même taux départemental, ce qui simplifie les calculs pour les acquéreurs de notre région.
Pour bien comprendre la différence entre les étapes de votre transaction, je vous invite à relire mon article sur ce qu’est un compromis de vente, car c’est à ce moment que la question des frais de notaire doit être anticipée.

Composition détaillée des frais d’acquisition immobilière
Entrons dans le détail de chaque composante. Connaître cette ventilation vous permettra de comprendre pourquoi les frais de notaire ne sont pas négociables dans leur globalité.
Les droits de mutation à titre onéreux (DMTO)
C’est le poste le plus lourd. Les DMTO se composent de la taxe départementale, de la taxe communale et du prélèvement pour l’État. Pour un bien ancien, le total atteint 5,80 % du prix de vente dans la quasi-totalité des départements français, dont les quatre départements bretons. Ce taux se décompose ainsi :
- Taxe départementale : 4,50 % (taux maximal voté par le conseil départemental)
- Taxe communale : 1,20 % du prix de vente
- Prélèvement pour l’État : 2,37 % de la taxe départementale, soit environ 0,107 %
Au total, cela donne un taux global de 5,807 %, arrondi couramment à 5,81 %. Pour un bien neuf ou en VEFA, la taxe de publicité foncière réduite s’applique : le taux tombe à environ 0,715 %.
Les émoluments du notaire
La rémunération du notaire est strictement encadrée par décret. Elle se calcule par tranches, sur un barème dégressif fixé par l’arrêté du 26 février 2016 relatif aux tarifs des notaires, régulièrement mis à jour. Voici le barème en vigueur en 2026 :
| Tranche de prix | Taux applicable | Exemple sur 250 000 € |
|---|---|---|
| De 0 à 6 500 € | 3,870 % | 251,55 € |
| De 6 500 à 17 000 € | 1,596 % | 167,58 € |
| De 17 000 à 60 000 € | 1,064 % | 457,52 € |
| Au-delà de 60 000 € | 0,799 % | 1 518,10 € |
| Total émoluments HT | — | 2 394,75 € |
| Total émoluments TTC (TVA 20 %) | — | 2 873,70 € |
Ce barème étant national, tous les notaires de Bretagne appliquent exactement les mêmes tarifs. C’est une question que l’on me pose très souvent : non, changer de notaire ne permettra pas de payer moins d’émoluments.
Les débours et frais divers
Le notaire avance des sommes pour obtenir les documents nécessaires à la vente : extraits cadastraux, documents d’urbanisme, état hypothécaire, frais de publication au service de la publicité foncière. Ces débours représentent généralement entre 800 et 1 500 € selon la complexité du dossier.
Taux des droits de mutation dans les quatre départements bretons
En Bretagne, la situation est homogène. Les quatre conseils départementaux ont voté le taux maximal de 4,50 % pour la taxe départementale. Voici le récapitulatif :
| Département | Taxe départementale | Taxe communale | Prélèvement État | Total DMTO |
|---|---|---|---|---|
| Morbihan (56) | 4,50 % | 1,20 % | 0,107 % | 5,807 % |
| Finistère (29) | 4,50 % | 1,20 % | 0,107 % | 5,807 % |
| Côtes-d’Armor (22) | 4,50 % | 1,20 % | 0,107 % | 5,807 % |
| Ille-et-Vilaine (35) | 4,50 % | 1,20 % | 0,107 % | 5,807 % |
Cela signifie concrètement que, quel que soit l’endroit où vous achetez en Bretagne, les droits de mutation seront identiques. Que vous investissiez à Lorient, à Vannes, à Brest ou à Rennes, cette composante ne changera pas. La différence se fera uniquement sur le prix du bien lui-même, qui varie considérablement d’une ville à l’autre. J’ai d’ailleurs comparé les marchés de Lorient et Vannes pour l’investissement dans un article dédié.
Calcul des frais de notaire : ancien vs neuf en Bretagne
La distinction entre ancien et neuf est le facteur qui impacte le plus vos frais. Voici comment se répartissent les frais selon le type de bien, pour un achat à 250 000 € dans le Morbihan :
| Poste | Bien ancien (250 000 €) | Bien neuf / VEFA (250 000 €) |
|---|---|---|
| Droits de mutation (DMTO) | 14 518 € | 1 788 € |
| Émoluments notaire TTC | 2 874 € | 2 874 € |
| Débours et formalités | 1 200 € | 1 200 € |
| Total estimé | 18 592 € (≈ 7,4 %) | 5 862 € (≈ 2,3 %) |
L’écart est considérable : près de 12 700 € d’économie en achetant dans le neuf. C’est un élément que je mets systématiquement en avant auprès de mes clients qui hésitent entre une construction neuve dans le Morbihan et la rénovation d’un bien ancien. Toutefois, le prix au mètre carré du neuf étant généralement plus élevé, l’économie réelle sur le coût global doit être calculée au cas par cas.

Simuler vos frais de notaire pour un achat dans le Morbihan
Pour vous donner une idée concrète des montants à prévoir, voici une simulation détaillée pour différents prix d’achat dans l’ancien, dans le Morbihan. J’utilise ces estimations quotidiennement avec mes clients :
| Prix d’achat | DMTO (5,81 %) | Émoluments TTC | Débours | Total frais | % du prix |
|---|---|---|---|---|---|
| 100 000 € | 5 807 € | 1 639 € | 1 000 € | 8 446 € | 8,4 % |
| 150 000 € | 8 711 € | 2 038 € | 1 100 € | 11 849 € | 7,9 % |
| 200 000 € | 11 614 € | 2 437 € | 1 100 € | 15 151 € | 7,6 % |
| 250 000 € | 14 518 € | 2 874 € | 1 200 € | 18 592 € | 7,4 % |
| 300 000 € | 17 421 € | 3 272 € | 1 200 € | 21 893 € | 7,3 % |
| 400 000 € | 23 228 € | 4 069 € | 1 300 € | 28 597 € | 7,1 % |
Vous remarquez que le pourcentage diminue à mesure que le prix augmente. C’est logique puisque les émoluments du notaire sont dégressifs et que les débours restent relativement fixes. Pour un studio étudiant à Lorient autour de 80 000 €, le pourcentage sera plus élevé (autour de 8,5 %) que pour une grande maison familiale.
Je recommande toujours à mes clients de provisionner 8 % du prix dans l’ancien pour être tranquilles. Si le montant final est légèrement inférieur, c’est une bonne surprise. Si vous souhaitez une estimation précise, le simulateur officiel disponible sur le site des notaires de France est fiable et à jour.
Comment réduire vos frais de notaire : les leviers concrets
Même si les droits de mutation ne sont pas négociables, plusieurs stratégies légales permettent de diminuer la note finale. En tant qu’agent immobilier, je les applique régulièrement pour mes clients :
1. Déduire la valeur du mobilier
Les frais de notaire se calculent sur le prix du bien immobilier, pas sur le mobilier inclus dans la vente. Si le vendeur laisse une cuisine équipée, un insert de cheminée, des meubles de salle de bain encastrés ou un abri de jardin démontable, ces éléments peuvent être valorisés séparément dans l’acte de vente. La règle admise par l’administration fiscale est un plafond raisonnable, généralement autour de 5 % du prix total.
Sur un achat à 250 000 €, déduire 10 000 € de mobilier permet d’économiser environ 580 € de droits de mutation. Ce n’est pas négligeable.
2. Déduire les frais d’agence vendeur
Lorsque les honoraires d’agence sont à la charge du vendeur (mandat « charge vendeur »), les frais de notaire sont calculés sur le prix net vendeur, c’est-à-dire après déduction de la commission. Avec un mandat « charge acquéreur », les frais sont calculés sur le prix total. La différence peut représenter plusieurs centaines d’euros.
3. Négocier la remise sur émoluments
Depuis 2021, les notaires peuvent accorder une remise de 20 % maximum sur la part de leurs émoluments proportionnels calculée sur la tranche supérieure à 100 000 €. Cette remise doit être affichée dans l’étude et appliquée à tous les clients. Renseignez-vous auprès de votre notaire pour savoir s’il la pratique. Sur un bien à 250 000 €, cette remise représente environ 240 € d’économie.
4. Acheter dans le neuf
Comme je l’ai montré plus haut, les frais de notaire dans le neuf ne représentent que 2 à 3 % du prix. Si votre projet le permet, envisagez la construction d’une maison dans le Morbihan ou l’achat en VEFA.

Spécificités bretonnes et exonérations possibles
La Bretagne ne bénéficie pas de régime fiscal particulier pour les droits de mutation, contrairement à certains départements qui ont temporairement abaissé leur taux. Cependant, plusieurs exonérations nationales s’appliquent dans notre région :
Exonération partielle pour les logements neufs
L’achat d’un logement neuf (moins de 5 ans) bénéficie de la taxe de publicité foncière réduite à 0,715 % au lieu des 5,81 % habituels. C’est le principal avantage fiscal du neuf.
Exonération pour les acquisitions en zones de revitalisation
Certaines communes bretonnes classées en zone de revitalisation rurale (ZRR) offrent des exonérations temporaires de taxe foncière, ce qui peut alléger le coût global de votre acquisition. Pour en savoir plus sur la taxe foncière, consultez mon article détaillé sur le calcul de la taxe foncière.
Le cas des résidences secondaires
Pour l’achat d’une résidence secondaire en Bretagne, les frais de notaire sont identiques à ceux d’une résidence principale. En revanche, certaines communes littorales du Morbihan appliquent une majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, ce qui représente un coût supplémentaire annuel à intégrer dans votre budget global.
Particularités pour l’investissement locatif
Les investisseurs qui achètent pour louer doivent intégrer les frais de notaire dans leur calcul de rentabilité nette. Sur un studio à Lorient acheté 80 000 €, les frais de notaire d’environ 6 800 € font passer l’investissement total à 86 800 €. C’est sur cette base réelle que la rentabilité doit être calculée, pas uniquement sur le prix d’achat affiché. J’ai détaillé ces calculs dans mon comparatif des meilleures villes pour l’investissement locatif.
Les erreurs fréquentes à éviter lors du calcul
Après avoir accompagné des centaines de transactions, je vois régulièrement les mêmes erreurs revenir. Voici celles que je vous conseille d’éviter absolument :
Confondre frais de notaire et honoraires du notaire. Je l’ai dit plus haut, mais je le répète car l’erreur est fréquente. Les « frais de notaire » incluent majoritairement des taxes. Le notaire ne touche qu’environ 15 à 20 % du total. Réclamer une baisse des frais de notaire à votre notaire n’a donc aucun sens sur la partie fiscale.
Oublier les frais de notaire dans le plan de financement. Votre banque finance le prix du bien, parfois les travaux, mais rarement les frais de notaire. Vous devez donc disposer de cette somme en apport personnel. Pour un achat à 200 000 €, cela représente environ 15 000 € minimum. C’est souvent le frein principal des primo-accédants.
Utiliser un pourcentage unique pour tous les cas. Le taux de 8 % souvent cité est une approximation. Pour un bien peu cher (moins de 100 000 €), le pourcentage réel peut dépasser 8,5 %. Pour un bien cher (plus de 500 000 €), il peut descendre sous 7 %. Faites toujours un calcul précis.
Négliger la différence entre compromis et acte définitif. Les frais de notaire ne sont pas dus au moment du compromis ou de la promesse de vente. Ils sont versés le jour de la signature de l’acte authentique chez le notaire. En revanche, le notaire vous demandera de provisionner cette somme quelques jours avant la signature.
Croire que les frais varient d’un notaire à l’autre. C’est la question que mes clients posent le plus souvent. La réponse est claire : les émoluments proportionnels sont strictement identiques dans toutes les études de France. Le seul élément variable est la remise facultative de 20 % sur la tranche supérieure à 100 000 €, comme le confirme le Centre de documentation Économie-Finances du ministère.
Intégrer les frais de notaire dans votre budget global d’achat
Pour bien préparer votre acquisition en Bretagne, je recommande à tous mes clients de raisonner en coût total d’acquisition plutôt qu’en prix d’achat seul. Voici la méthode que j’utilise :
Prenons l’exemple d’un couple qui souhaite acheter une maison à Quéven avec un budget global de 280 000 € (apport + capacité d’emprunt). Le calcul à effectuer est le suivant :
- Budget total disponible : 280 000 €
- Frais de notaire estimés à 7,5 % : le prix d’achat maximal est donc 280 000 / 1,075 = 260 465 €
- Frais de notaire correspondants : environ 19 535 €
Ce calcul inversé permet de cibler les biens dans la bonne fourchette de prix dès le départ, sans mauvaise surprise. Trop d’acquéreurs visitent des biens à 280 000 € alors qu’ils ne peuvent en réalité acheter qu’à 260 000 €, frais inclus.
Pensez également à ajouter dans votre budget :
- Les frais de garantie du prêt (hypothèque ou caution) : 1 à 2 % du montant emprunté
- Les frais de dossier bancaire : 500 à 1 500 € selon les établissements. Comparez les offres, notamment celles du Crédit Immobilier Caisse d’Épargne ou de la BNP
- Les éventuels travaux de rénovation à prévoir après l’acquisition
- La taxe foncière annuelle, qui peut représenter un poste significatif selon la commune. Ne manquez pas de vérifier les dates limites de paiement de la taxe foncière
Mon conseil le plus important : faites simuler votre capacité d’emprunt avant de commencer vos recherches. En intégrant les frais de notaire dès cette étape, vous saurez exactement quel type de bien viser. Cela vous évitera des déceptions et accélérera votre projet d’achat.
Que vous cherchiez un investissement locatif saisonnier sur la belle île de Groix ou une résidence principale à Quéven, la maîtrise des frais de notaire est un prérequis indispensable pour mener votre projet à bien.
À retenir
- Provisionnez 8 % du prix d’achat pour les frais de notaire dans l’ancien en Bretagne
- Déduisez systématiquement la valeur du mobilier (cuisine équipée, électroménager) pour réduire l’assiette des droits de mutation
- Demandez à votre notaire s’il applique la remise de 20 % sur les émoluments au-delà de 100 000 €
- Calculez votre budget d’achat en coût total (prix + frais) avant de commencer vos visites
- Vérifiez si le mandat est « charge vendeur » ou « charge acquéreur » : cela impacte l’assiette de calcul des frais
Questions fréquentes
Quelle est la formule pour calculer les frais de notaire en Bretagne ?
La formule de base est : prix d’achat × 5,81 % (droits de mutation dans l’ancien) + émoluments du notaire calculés par tranches dégressives (de 3,87 % à 0,799 %) + TVA de 20 % sur les émoluments + débours (environ 1 000 à 1 500 €). Pour un calcul rapide, multipliez le prix d’achat par 0,075 (7,5 %) dans l’ancien ou par 0,025 (2,5 %) dans le neuf.
Les frais de notaire sont-ils les mêmes dans tout le Morbihan ?
Oui, les frais de notaire sont identiques dans toutes les communes du Morbihan. Le taux de taxe départementale est fixé à 4,50 % pour l’ensemble du département, et les émoluments du notaire sont réglementés au niveau national. Que vous achetiez à Lorient, Vannes, Quéven ou Pontivy, le montant sera le même pour un bien au même prix.
Est-ce que les notaires bretons ont tous les mêmes tarifs ?
Oui, les émoluments proportionnels sont strictement réglementés par décret et identiques dans toutes les études notariales de France. La seule marge de manœuvre est la remise facultative de 20 % sur la tranche d’émoluments au-delà de 100 000 €. Certains notaires l’appliquent systématiquement, d’autres non. N’hésitez pas à poser la question lors de votre premier rendez-vous.
Peut-on intégrer les frais de notaire dans le prêt immobilier ?
En théorie, certaines banques acceptent de financer les frais de notaire dans le cadre d’un prêt à 110 % (prix du bien + frais). En pratique, depuis le durcissement des conditions d’octroi par le Haut Conseil de Stabilité Financière, la plupart des établissements exigent que l’emprunteur dispose d’un apport couvrant au minimum les frais de notaire. Comptez donc entre 15 000 et 25 000 € d’apport personnel pour un achat classique dans le Morbihan.
Y a-t-il des frais de notaire réduits pour les primo-accédants en Bretagne ?
Il n’existe pas d’exonération spécifique liée au statut de primo-accédant pour les droits de mutation. En revanche, si vous achetez un logement neuf ou en VEFA, vous bénéficiez automatiquement de frais réduits (2 à 3 % au lieu de 7 à 8 %). Par ailleurs, le prêt à taux zéro (PTZ) reste accessible aux primo-accédants sous conditions de revenus et peut couvrir une partie significative du financement.
Quand faut-il payer les frais de notaire ?
Les frais de notaire sont à régler le jour de la signature de l’acte authentique, soit environ 3 mois après la signature du compromis de vente. En pratique, le notaire vous demandera de virer la somme (prix + frais) sur son compte séquestre quelques jours avant la date de signature prévue. Après la vente, le notaire vous adresse un décompte définitif et peut vous rembourser un éventuel trop-perçu, généralement sous 2 à 6 mois.
Marie Dufour est agente immobilière indépendante à Quéven depuis 2008. Spécialisée dans le marché résidentiel du Morbihan, elle accompagne acheteurs et vendeurs avec un regard terrain et sans discours d'agence.