Depuis 2008, j’accompagne des acheteurs et des vendeurs dans le Morbihan, et la question revient presque à chaque transaction : quelle est la différence entre compromis et promesse de vente ? Ces deux avant-contrats sont souvent confondus, alors qu’ils n’engagent pas les parties de la même manière. Je vous propose un décryptage complet, nourri de mon expérience terrain à Quéven et dans toute la Bretagne Sud.
Dans cet article
- Le compromis de vente engage les deux parties (acheteur et vendeur) de façon symétrique
- La promesse unilatérale de vente n’engage que le vendeur pendant un délai déterminé
- L’indemnité d’immobilisation dans une promesse représente généralement 5 à 10 % du prix
- Le délai de rétractation légal est de 10 jours pour l’acquéreur dans les deux cas
- Une promesse de vente de plus de 18 mois doit obligatoirement être enregistrée aux impôts
- En Bretagne, le compromis reste l’avant-contrat le plus courant dans plus de 80 % des transactions
Sommaire
- Compromis et promesse de vente : définitions claires
- Qui s’engage et comment dans chaque avant-contrat
- Dépôt de garantie et indemnité d’immobilisation
- Délais, rétractation et conditions suspensives
- Quels sont les risques d’une promesse de vente ?
- Tableau comparatif : compromis vs promesse
- Quel avant-contrat choisir selon votre situation
- Mes conseils pratiques pour le Morbihan
Compromis et promesse de vente : définitions claires
Avant d’entrer dans le détail, posons les bases. Les deux documents sont des avant-contrats : ils précèdent l’acte authentique signé chez le notaire. Mais leur nature juridique diffère profondément.
Le compromis de vente, aussi appelé promesse synallagmatique, est défini par l’article 1589 du Code civil : « La promesse de vente vaut vente, lorsqu’il y a consentement réciproque des deux parties sur la chose et sur le prix. » En clair, dès la signature du compromis, la vente est considérée comme conclue sur le plan juridique. J’explique en détail ce mécanisme dans mon article sur la définition et le rôle du compromis de vente.
La promesse unilatérale de vente (PUV), quant à elle, fonctionne différemment. Le vendeur s’engage à vendre à un prix déterminé pendant une durée fixée, mais l’acheteur conserve le choix de lever ou non l’option. C’est un engagement à sens unique, d’où le terme « unilatéral ».
Il ne faut pas confondre la promesse de vente avec la promesse d’achat. Dans ce dernier cas, c’est l’acheteur qui s’engage unilatéralement à acheter, sans que le vendeur soit lié. Ce sont donc trois mécanismes distincts que je rencontre régulièrement dans ma pratique.

Qui s’engage et comment dans chaque avant-contrat
C’est le point fondamental. Avec le compromis de vente, l’engagement est réciproque. L’acheteur s’engage à acheter, le vendeur s’engage à vendre. Aucune des deux parties ne peut se défaire seule de cet engagement, sauf dans les cas prévus par les conditions suspensives ou pendant le délai de rétractation.
Avec la promesse unilatérale de vente, seul le vendeur est juridiquement engagé. Il « promet » de vendre au prix convenu pendant un délai déterminé, généralement deux à trois mois. L’acheteur, appelé bénéficiaire, dispose d’une option : il peut décider d’acheter (on dit qu’il « lève l’option ») ou y renoncer.
Cette asymétrie a des conséquences concrètes que j’observe dans les transactions à Quéven et dans le Morbihan :
- Dans un compromis, si l’acheteur refuse de signer l’acte définitif sans motif légitime, le vendeur peut demander l’exécution forcée de la vente devant le tribunal
- Dans une promesse, si l’acheteur ne lève pas l’option dans le délai imparti, la promesse devient caduque et le vendeur retrouve sa liberté
- Le vendeur qui a signé une promesse unilatérale ne peut pas vendre à un autre acquéreur pendant toute la durée de la promesse
Depuis la réforme du droit des contrats de 2016, la promesse unilatérale a été renforcée : la révocation de la promesse par le vendeur avant l’expiration du délai ne peut plus empêcher la formation du contrat. C’est un changement majeur qui sécurise la position de l’acheteur.
Dépôt de garantie et indemnité d’immobilisation
Les aspects financiers diffèrent sensiblement entre les deux avant-contrats, et c’est souvent ce point qui interpelle mes clients.
Le dépôt de garantie dans le compromis
Lors de la signature d’un compromis, l’acheteur verse un dépôt de garantie, généralement compris entre 5 et 10 % du prix de vente. Ce montant est conservé par le notaire sur un compte séquestre. Il s’impute sur le prix de vente le jour de la signature de l’acte authentique.
Si la vente se réalise, cette somme vient en déduction du prix. Si l’acheteur se rétracte dans le délai légal de 10 jours, le dépôt lui est intégralement restitué. En revanche, si l’acheteur refuse de signer l’acte final sans raison valable et hors conditions suspensives, le vendeur peut conserver le dépôt de garantie à titre de dédommagement.
L’indemnité d’immobilisation dans la promesse
Dans une promesse unilatérale, l’acheteur verse une indemnité d’immobilisation, elle aussi généralement fixée entre 5 et 10 % du prix. Elle compense le fait que le vendeur immobilise son bien pendant toute la durée de la promesse, sans garantie que la vente se concrétise.
Si l’acheteur lève l’option, l’indemnité s’impute sur le prix de vente. S’il ne lève pas l’option, le vendeur conserve l’indemnité, sauf si une condition suspensive n’est pas réalisée. C’est une différence importante par rapport au compromis.
Concernant la fiscalité, sachez qu’une promesse unilatérale de vente d’une durée supérieure à 18 mois doit être enregistrée auprès du service des impôts, ce qui engendre des frais d’enregistrement de 125 euros. Le compromis n’est soumis à aucune formalité d’enregistrement obligatoire.

Délais, rétractation et conditions suspensives
Le délai de rétractation de 10 jours
Que vous signiez un compromis ou une promesse, le Code de la construction et de l’habitation (article L271-1) vous accorde un délai de rétractation de 10 jours calendaires. Ce délai court à compter du lendemain de la notification de l’avant-contrat à l’acquéreur (par lettre recommandée ou remise en main propre).
Pendant ces 10 jours, l’acquéreur peut se rétracter sans avoir à justifier sa décision et sans pénalité financière. C’est un droit absolu, auquel il est impossible de renoncer par avance. J’insiste toujours auprès de mes clients sur ce point : ce délai est une protection essentielle.
Puis-je me rétracter après une promesse de vente ?
Oui, mais les conditions dépendent du moment. Pendant les 10 premiers jours, la rétractation est libre et gratuite. Après ce délai, si vous êtes l’acheteur et que vous renoncez à lever l’option sans qu’une condition suspensive ne le justifie, vous perdez l’indemnité d’immobilisation. Si vous êtes le vendeur, la loi de 2016 vous interdit de vous rétracter pendant la durée de la promesse : l’acheteur pourrait obtenir la vente forcée devant le tribunal.
Les conditions suspensives
Les deux avant-contrats comportent des conditions suspensives qui protègent les parties. La plus courante est la condition d’obtention du prêt immobilier : si la banque refuse le financement, la vente est annulée et l’acheteur récupère l’intégralité des sommes versées. Si vous cherchez à optimiser votre financement, je vous recommande de comparer les offres, notamment celles du Crédit Mutuel ou de la BNP.
D’autres conditions suspensives fréquentes incluent l’absence de servitude non déclarée, l’obtention d’un permis de construire ou l’absence d’exercice du droit de préemption par la commune. En pratique, dans le Morbihan, je recommande toujours d’inclure une condition relative au droit de préemption urbain, car certaines communes comme Lorient ou Vannes l’exercent régulièrement.
Quel délai entre la promesse de vente et le compromis ?
Cette question revient souvent et repose sur une confusion. On ne signe pas une promesse puis un compromis : ce sont deux types d’avant-contrats alternatifs. Vous signez l’un ou l’autre, jamais les deux successivement. En revanche, le délai entre la signature de l’avant-contrat (quel qu’il soit) et l’acte authentique chez le notaire est généralement de 3 à 4 mois. Ce délai permet au notaire de réunir toutes les pièces nécessaires. Pour en savoir plus sur le déroulement de ce rendez-vous, consultez mon guide sur la durée du rendez-vous chez le notaire pour un compromis de vente.
Quels sont les risques d’une promesse de vente ?
La promesse unilatérale comporte des risques spécifiques que je tiens à vous détailler clairement.
Risques pour le vendeur
- Immobilisation du bien : pendant toute la durée de la promesse (souvent 2 à 3 mois), le vendeur ne peut ni vendre ni promettre son bien à un autre acquéreur. Si le marché est dynamique, comme c’est souvent le cas dans le secteur de Lorient ou de Vannes, cela peut représenter un manque à gagner
- Incertitude : le vendeur n’a aucune garantie que l’acheteur lèvera l’option. Il reste dans l’attente pendant plusieurs semaines
- Compensation limitée : l’indemnité d’immobilisation (5 à 10 %) ne couvre pas toujours le préjudice réel subi, notamment si les prix ont évolué entre-temps
Risques pour l’acheteur
- Perte de l’indemnité d’immobilisation : si l’acheteur ne lève pas l’option dans les délais et qu’aucune condition suspensive ne joue, il perd la somme versée. Sur un bien à 250 000 euros, cela peut représenter 12 500 à 25 000 euros
- Délai contraint : l’acheteur doit impérativement lever l’option avant la date limite, sous peine de perdre ses droits sur le bien
- Frais d’enregistrement : pour les promesses de plus de 18 mois, des frais supplémentaires s’appliquent
Ces risques expliquent pourquoi, dans ma pratique à Quéven, je recommande généralement le compromis pour les transactions résidentielles classiques. La promesse trouve son utilité dans des situations bien précises, comme je l’explique plus bas.
Tableau comparatif : compromis vs promesse
Pour y voir plus clair, voici un tableau synthétique qui résume les principales différences.
| Critère | Compromis de vente | Promesse unilatérale de vente |
|---|---|---|
| Nom juridique | Promesse synallagmatique | Promesse unilatérale (PUV) |
| Engagement du vendeur | Oui, ferme | Oui, ferme |
| Engagement de l’acheteur | Oui, ferme | Non, simple option |
| Somme versée | Dépôt de garantie (5 à 10 %) | Indemnité d’immobilisation (5 à 10 %) |
| Délai de rétractation | 10 jours calendaires | 10 jours calendaires |
| Conditions suspensives | Oui | Oui |
| Enregistrement fiscal | Non obligatoire | Obligatoire si durée > 18 mois (125 €) |
| Exécution forcée possible | Oui, pour les deux parties | Oui, depuis la réforme de 2016 |
| Conséquence du désistement | Perte du dépôt ou vente forcée | Perte de l’indemnité d’immobilisation |
| Durée habituelle | 3 à 4 mois avant acte définitif | 2 à 3 mois (délai d’option) |
| Usage courant | Transactions résidentielles classiques | Opérations complexes, investisseurs |

Quel avant-contrat choisir selon votre situation
Quel est l’intérêt d’une promesse de vente ?
La promesse unilatérale de vente prend tout son sens dans plusieurs cas de figure que je rencontre régulièrement :
- L’acheteur a besoin de temps pour confirmer la faisabilité de son projet : obtention d’un permis de construire, vérification d’une constructibilité, attente d’une décision administrative
- L’acquéreur est un investisseur qui étudie plusieurs opportunités en parallèle et souhaite se réserver une option sans s’engager fermement. C’est fréquent dans le cadre d’un prêt pour investissement locatif
- La transaction porte sur un bien atypique (terrain à bâtir, local commercial, bien en indivision) nécessitant des vérifications préalables longues
- L’acheteur doit vendre son propre bien avant de pouvoir s’engager définitivement
Pourquoi une promesse de vente plutôt qu’un compromis ?
Du point de vue de l’acheteur, la promesse offre une plus grande souplesse. Il garde la main et peut renoncer à l’achat moyennant la perte de l’indemnité d’immobilisation. C’est un « prix de la liberté » que certains acquéreurs préfèrent payer plutôt que de s’engager fermement dans un compromis.
Du point de vue du vendeur, la promesse est moins protectrice. C’est pourquoi, en tant que vendeur, je recommande généralement le compromis. Toutefois, si l’acheteur refuse de signer un compromis, la promesse avec une indemnité d’immobilisation élevée (8 à 10 %) constitue une alternative acceptable qui sécurise financièrement le vendeur.
Compromis ou promesse de vente : lequel choisir en tant que vendeur ?
Mon conseil est clair : en tant que vendeur, privilégiez le compromis de vente. Il vous assure un engagement ferme de l’acheteur et vous permet d’obtenir la vente forcée en cas de défaillance injustifiée. La promesse expose le vendeur à une période d’incertitude pendant laquelle son bien est bloqué sans garantie de vente.
Cependant, dans certaines situations, la promesse peut être stratégiquement intéressante pour le vendeur : si vous recevez plusieurs offres, signer une promesse avec une indemnité d’immobilisation substantielle peut vous permettre de tester la solidité financière de l’acquéreur avant de vous engager plus loin.
Quelle est la durée d’une promesse de vente ?
La durée d’une promesse unilatérale de vente est librement fixée par les parties. En pratique, elle varie entre 2 et 4 mois. Au-delà de 18 mois, l’enregistrement aux impôts devient obligatoire. Je recommande de ne pas dépasser 3 mois : un délai trop long pénalise le vendeur qui immobilise son bien. Si des circonstances particulières le justifient, il est toujours possible de prolonger la promesse par avenant.
Mes conseils pratiques pour le Morbihan
Fort de mon expérience dans le secteur de Quéven, Lorient, Guidel et plus largement dans le Morbihan, voici les recommandations que je formule systématiquement à mes clients.
Pour les acheteurs :
- Lisez attentivement chaque clause de l’avant-contrat avant de signer. Si vous souhaitez vérifier un modèle type, consultez mon article sur le modèle de compromis de vente en PDF
- Faites-vous accompagner par un notaire dès la phase d’avant-contrat, même si ce n’est pas obligatoire pour un compromis sous seing privé
- Vérifiez que toutes les conditions suspensives nécessaires sont bien intégrées : prêt immobilier, absence de servitude, droit de préemption, état des risques naturels
- Dans le Morbihan, pensez à la condition suspensive liée au plan de prévention des risques littoraux pour les biens en bord de mer, notamment à Port-Louis ou Belle-Île
Pour les vendeurs :
- Privilégiez le compromis pour sécuriser votre transaction
- Si un acheteur insiste pour une promesse, négociez une indemnité d’immobilisation d’au moins 10 % du prix
- Préparez en amont tous les diagnostics obligatoires pour accélérer le processus
- En cas de doute, sachez qu’il est possible d’annuler un compromis de vente dans certaines conditions précises
Le marché immobilier morbihannais reste dynamique, aussi bien dans des communes comme Gestel, Plouay ou Pont-Scorff. Dans ce contexte, le choix de l’avant-contrat peut avoir un impact réel sur la fluidité et la sécurité de votre transaction. N’hésitez pas à me solliciter pour un accompagnement personnalisé.
En complément, le site officiel des Notaires de France propose un guide détaillé sur les deux types d’avant-contrats, que je vous recommande de consulter pour approfondir les aspects juridiques.
À retenir
- Le compromis engage acheteur et vendeur ; la promesse n’engage que le vendeur
- Vérifiez que l’indemnité d’immobilisation ou le dépôt de garantie représente au moins 5 % du prix
- Utilisez vos 10 jours de rétractation pour relire l’avant-contrat avec un professionnel
- En tant que vendeur, privilégiez le compromis pour une sécurité maximale
- Intégrez toutes les conditions suspensives nécessaires, surtout la clause de financement
Questions fréquentes
Quelle est la principale différence entre un compromis et une promesse de vente ?
Le compromis de vente engage les deux parties de manière ferme et réciproque : acheteur et vendeur sont liés. La promesse unilatérale de vente n’engage que le vendeur, l’acheteur conservant le droit de lever ou non l’option d’achat pendant un délai défini. C’est cette asymétrie d’engagement qui constitue la différence fondamentale entre les deux avant-contrats.
Pour le vendeur, le risque principal est l’immobilisation du bien sans garantie de vente : pendant toute la durée de la promesse, il ne peut ni vendre ni proposer son bien à un autre acheteur. Pour l’acheteur, le risque majeur est la perte de l’indemnité d’immobilisation (5 à 10 % du prix) s’il ne lève pas l’option dans les délais et qu’aucune condition suspensive ne s’applique.Quels sont les risques d’une promesse de vente ?
Il n’y a pas de délai entre les deux car ce sont des avant-contrats alternatifs : on signe l’un ou l’autre, jamais les deux successivement. Le délai à retenir est celui entre la signature de l’avant-contrat choisi et l’acte authentique chez le notaire, généralement compris entre 3 et 4 mois.Quel délai entre la promesse de vente et le compromis ?
Oui, l’acquéreur dispose d’un délai de rétractation légal de 10 jours calendaires après notification de la promesse. Pendant ce délai, la rétractation est libre et sans pénalité. Passé ce délai, l’acheteur peut renoncer à lever l’option, mais il perdra l’indemnité d’immobilisation versée. Le vendeur, en revanche, ne peut plus se rétracter pendant toute la durée de la promesse depuis la réforme de 2016.Puis-je me rétracter après une promesse de vente ?
La promesse unilatérale de vente offre une plus grande souplesse à l’acheteur, qui peut se réserver un bien sans s’engager fermement à l’acheter. Elle est particulièrement adaptée lorsque l’acquéreur doit obtenir un permis de construire, vérifier la constructibilité d’un terrain, ou vendre son propre bien avant de pouvoir s’engager. C’est aussi l’avant-contrat privilégié par les investisseurs qui étudient plusieurs opportunités simultanément.Quel est l’intérêt d’une promesse de vente ?
Non, le compromis de vente peut être signé sous seing privé, c’est-à-dire entre les parties sans notaire. Cependant, je recommande vivement de faire intervenir un notaire ou un professionnel de l’immobilier pour sécuriser la rédaction des clauses et des conditions suspensives. La promesse unilatérale de vente, si elle dépasse 18 mois, doit en revanche être enregistrée aux impôts.Faut-il obligatoirement passer par un notaire pour signer un avant-contrat ?
La promesse de vente engage le vendeur à vendre à un prix et des conditions déterminés, l’acheteur ayant le choix de lever ou non l’option. La promesse d’achat, à l’inverse, engage l’acheteur à acheter un bien à un prix donné, le vendeur restant libre d’accepter ou de refuser. Ce sont deux engagements unilatéraux de sens opposé.Quelle est la différence entre promesse de vente et promesse d’achat ?
Marie Dufour est agente immobilière indépendante à Quéven depuis 2008. Spécialisée dans le marché résidentiel du Morbihan, elle accompagne acheteurs et vendeurs avec un regard terrain et sans discours d'agence.